sociographie.net

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vendredi 27 février 2015

Données numériques + rapports sociaux de genre = un nouveau champ de recherche ?

Je poste ici un tout petit compte-rendu des idées qui me sont venues à la suite des journées d'études sur les questions de genre et la fouille de données, organisée par Aurélie Olivesi de ELICO à Lyon en novembre 2014. Tout devrait être certainement mieux référencé, plus réfléchi, mais, je n'ai pas l'énergie de le faire maintenant, j'ai déjà suffisamment de chapitres à rédiger comme cela ;-) #teamrédaction. Pour le coup, je ne fais pas du tout un compte-rendu officiel, qui présente l'ensemble des travaux, mais plutôt la liste des questions qui me restent en tête quelques mois plus tard (laissant volontairement dans l'ombre certains travaux tout à fait intéressants par ailleurs). Donc, précautions prises, qu'ai-je bien pu observer, depuis le fond de la salle, sur ce qui se disait, et sur qui disait quoi ?

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vendredi 31 janvier 2014

parution de l'article : "Twitter et la politique affective des hashtags"

Je profite de ce billet pour annoncer la parution du papier "#mariagepourtous : Twitter et la politique affective des hashtags" que j'ai co-écrit avec Maxime Cervulle. Il prend place dans le dossier 'Émergences' du 4ème numéro de la Revue Française d'Information et de Communication (RFSIC). Cet article constitue la première présentation publique des analyses que nous menons sur les corpus que nous avons constitué durant l'hiver et le printemps 2013, au fur et à mesure des événements, et qui avaient déjà donné lieu à plusieurs billets plus ou moins techniques (et austères :) ) sur ce blog. Entre temps nous avons travailler à fournir un cadre analytique et théorique un peu plus étoffé à nos travaux, et, nous mettons actuellement au travail pour la suite (doucement...). Suivent les deux résumés en français et en anglais de notre article. Bonne lecture :-) !!!

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lundi 15 juillet 2013

#twittology : collecter des tweets à partir d'une liste de hashtags

Dans le billet précédent, je suis revenu sur les conditions dans lesquelles il est intéressant de faire la sociologie d'un événement, de tenter de suivre ce qu'il se passe dans une situation d'ampleur et de voir ce qu'il est possible d'en comprendre au fur-et-à-mesure. j'ai repris ensuite les interventions du workshop just-in-time-sociology pour en lister, synthétiser les points méthodologiques et épistémologiques principaux que soulèvent les événements contemporains de plus en plus liés, soit dans leur développement soit dans leur couverture médiatique et le plus souvent les deux, aux technologies numériques, web et réseaux sociaux en première ligne. J'ai fini ce précédent billet en introduisant la collecte de tweets contenant les hashtags #manifpourtous et #mariagepourtous que j'ai engagée à la fin de l'hiver avec F. Clavert, collecte qui est en train de donner lieu à une petite étude menée en compagnie de M. Cervulle.

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lundi 8 juillet 2013

#twittology : sociologie "just-in-time" et collecte de tweets

Cela fait environ un mois que Frédéric Clavert a publié un post sur son expérience printanière de collecte de tweets, et, ayant participé à cette collecte, je voulais ajouter quelques pierres au caïrn. je vais principalement reprendre les points qu'il a listés, mais en les augmentant un peu, et en les abordant du point de vue d'une enquête en train de se faire (lancée il y a tout juste quelques mois), plutôt que de celui d'un regard déjà plus large issu de sa préoccupation pour la construction des humanités numériques. Parler de cette collecte de tweets ici revient à aborder une situation à peu près inverse à celle des gros projets de recherche associant des équipes solides, aux compétences équilibrées et multiples, et qui peuvent concevoir très en amont la façon qu'elles auront de produire des données à analyser. Au contraire, je voudrais raconter comment, de manière un peu fragile, il arrive que pour pouvoir travailler sur ou autour d'un événement, faire une "sociologie du présent" (voir par exemple l'article de B. Paillard sur la sociologie de l'événement et la sociologie d'enquête chez Morin), on puisse se retrouver à improviser grâce-et-à-cause des données numériques. J'aimerais arriver à présenter ici comment il arrive qu'une étude se construise, en croisant les enjeux techniques, méthodologiques et théoriques qui s'y tressent, tout en listant, à l'occasion, quelques uns des problèmes spécifiques à la nature numérique d'une partie des données.

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