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mardi 3 septembre 2013

Je vais au congrès, je discute, je tweete #AFS13

Nous voici au premier jour du congrès de l'afs, qui est le rassemblement probablement le plus important, avec l'aislf, de sociologues français et/ou francophones. Tout le monde arrive petit à petit, puis cours derrière son programme, sa chambre d'hotel, ses tickets de bus, etc. Les participants sont gentiment accueillis, ils savent ce qu'ils doivent chercher et demander, les personnes chargées de l'organisation du congrès savent ce qu'elles doivent indiquer et répondre. Les informations techniques et d'organisations sont-elles les seules informations à devoir circuler de façon globale (entendu ici transversalement aux RT et GT et réseaux personnels) dans ce type de congrès ? Qu'en dit-on sur twitter ? Une telle question peut paraître étrange, et a priori, même, on s'en moque. Pourtant elle permet de faire le point sur une suite de pratiques propres, dans une certaine mesure, au monde scientifique et qui me semblent tout à fait intéressantes à observer et réfléchir.

Qu'en dit twitter, donc ? Et, bien sur, pourquoi twitter ? Sur ce site, on échange de très courts messages (140 caractères max.), on y suit, entre autres choses, des listes thématiques générées par l'indexation intentionnelle des messages par leurs auteurs. Les messages se voient attribuer des mots-clés, des hashtags, qui prennent la forme d'un mot précédé d'un dièse (comme #sociologie, par exemple). L'importance des hashtags indexant les messages est aisée à concevoir lorsque l'on remet en contexte le fait d'envoyer un message sur twitter : des millions de messages vont être envoyés dans l'heure qui suit, aussi, il faut bien pouvoir trier et distinguer notre message de tous les autres.

L'idée que l'on puisse commenter et échanger des messages autour d'un congrès n'est pas dénuée d'intérêt. En effet, déjà, certains des participants ont depuis des années déjà une pratique de blogging scientifique, soit qu'ils travaille sur des plateformes institutionnelles comme hypothèses.org ou culturevisuelle.org pour celles que je connais le mieux, soit qu'ils tiennent leur blog de façon indépendante (soit, assez souvent, les deux...),. Souvent, ces personnes possèdent aussi un compte sur la plateforme de micro-blogging et de réseautage twitter.com, et y évoquent entre autres choses très variées certaines des sessions auxquelles ils assistent lorsqu'ils se rendent à un congrès, comme il le font sur leur blog par ailleurs (ici l'ex. de P. Mercklé à grenoble en 2011) : ils en font le commentaire, ils ajoutent des liens concernant l'intervention qu'ils sont en train de suivre, forment ainsi une sorte de bibliographie parallèle, il en restranscrivent les contenus (#scriptodiffusion, ils se font les Léon Zitrone de la session en quelque sorte), comme s'ils partageaient leurs prises de notes, mais en live, on appelle cette pratique un live-tweet, un LT. D'autres, tout simplement, utilisent twitter pour savoir ce qu'il se passe dans une session à laquelle ils n'ont pas pu assister, qu'ils le fassent durant la session même, ou bien juste après, pour rattraper, et comptent donc sur le fait que les premiers auront bien partagé leurs notes ou leurs remarques.

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mardi 9 avril 2013

préparer un corpus de tweets avec open/google Refine pour le visualiser dans Gephi

Il existe différentes méthodes pour analyser le graphe documentaire/social issu des flux de tweets. Pegasusdata propose une méthode basée sur l'usage du logiciel de statistiques R et de la librairie Igraph dans un tutoriel réalisé par Yannick Rochat, Martin Magdinier, dans son blog dédié à la maitrise de Open/google Refine consacre plusieurs posts au traitement des tweets, dont un qui m'a longtemps servi pour manipuler les tweets sans utiliser d'expressions régulières, et un autre qui explique comment préparer les données pour gephi. Ce que je vais présenter plus loin, n'est pas une synthèse des deux posts, et offre une autre approche toujours sous Open/ggggle Refine, la première des solutions collectées par Martin étant trop lourde parfois, et la seconde ne permettant pas de produire un fichier très élaboré, offrant simplement un graphe trop sommaire à mon goût.

Celle que je présente ici me parait être la plus simple en nombre de manipulations, et la plus efficace si l'on ne connaît rien à R / Rstudio et si l'on travaille pourtant sur un fichier comportant un très grand nombre de lignes (autour de 500.000 tweets par ex.), dans la mesure où elle est économe sur l'usage des fonctions "split into several columns" & co, et n'étouffe pas l'ordinateur sous les opérations de calcul... Elle demande d'utiliser des expressions régulières, ce qui peut déstabiliser un instant ceux qui ignorent leur existence. En fait, comme beaucoup de choses, au début ça fait peur, mais en fait c'est pas grave... Pour ma part, je n'y connais pas grand chose, mais en tâtonnant, comme souvent avec l'informatique ou les maths, j'ai trouvé les deux ou trois regex qui me facilitaient le travail. C'est l'objet de ce post, fournir les expressions qu'il suffira de copier/coller dans Open/google Refine, ceci revenant à faire à peine plus que cliquer sur un bouton qui dirait "extrait tous les hashtags pour moi steuplé" ;-)


Prérequis, récupération du corpus de tweets et ouverture dans OpenRefine

prérequis : avoir installé gephi, mais surtout avoir installé open/gggle refine.

Concernant l'usage d'une base de données de tweets destinée à la production d'un graphe dans Gephi, la forme du fichier à produire est simple, il suffit juste d'anticiper deux ou trois choses : - il faut produire une table des relations avec une colonne 'Source' & une colonne 'Target' (avec des majuscules dès le départ, ça évite d'y revenir ensuite) - il faut conserver un identifiant unique pour chaque tweet,( c'est déjà le cas dans la base de données ou le phirehose de twitter) - il faut conserver la date pour pouvoir établir un graphe dynamique (au cas ou, la conserver ne prend pas énormément de place)

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samedi 7 juillet 2012

#Xroads2012 + quelques remarques sur l'organisation des LT

Voici que se termine le Crossroads in Cultural Studies 2012, il a eu lieu à Paris cette année, et j'en ai parlé sur culturevisuelle tout simplement parce que j'y intervenais avec deux collègues F. Voros et KP Hofer pour une session sur les affects discutée par S. Paasonen. Le crossroads s'est déroulé sans encombres grâce à une organisation sans failles. Il a accueilli je ne sais plus combien de centaines de sessions, avec son pesant d'interventions de haut vol et de speeches hilarants, de rencontres heureuses et de boulets, d'échanges frénétiques de cartes de visites, et de personnes que l'on a croisées sans jamais comprendre ni d'où elles sortaient ni qui elles étaient. Bref, un congrès scientifique de grande taille,

logoCS201218oct.png

Un seul regret pour moi, qui ne change pas grand chose à l'intérêt de l'événement en lui-même, reste la qualité moyenne du livetweet, alors que c'est un mode de diffusion qui pourrait, il me semble, être largement mieux encadré et surtout préparé en amont... Voici le pdf qui rassemble les tweets du LT (récupéré par le site tweetdoc.org et recomposé dans la mesure du possible par mes soins).

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jeudi 26 janvier 2012

Streaming fury : les définitions du streaming et les représentations de ses usage(-r)s

Streaming fury

Il est des jours où rentrer très tard du boulot à pied est un peu compliqué surtout si l'on rajoute le fait de tout de même jeter un oeil à ses tweets avant d'aller se coucher : l'autre soir, je vois passer cette infographie fournie par les Ecrans, le site techno-geek de libé.

En une fraction de seconde ce dessin m'avait définitivement réveillé et pour tout dire rendu hystérique dans ma cuisine : il fait une erreur sur un point très simple, et, en plus, il le fait par manque de pratique du terrain sur lequel il prétend donner une leçon. L'information centrale de l'infographie affirme que le streaming n'engage aucune copie de fichier sur l'ordinateur de l'internaute et explique que c'est le principe de fonctionnement de sites web tels que megavideo (le site siamois de megaupload fermé le 19 janvier dernier) ou deezer. Voilà le problème, puisque c'est absolument faux, mais pour bien le comprendre il faut reprendre un peu comment on en arrive à parler de streaming pour deezer, youtube, ou megavideo. Ce qui va nous permettre de tracer quelques unes des lignes de forces qui président à la définition d'une technologie, des pratiques qui lui sont associées, et des représentations de l'utilisateurs qui s'y associent.

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dimanche 25 décembre 2011

#lumiR LIVETWEETs in Roubaix, colloque Éloge de la lumière [UPDATE:]

le 14/12/2011 :

Un nouveau LT en perspective, avec une nouvelle configuration technique et pratique : cette fois-ci, je pars seul mais avec, en parallèle des tweets, un live-stream (c'était la configuration originellement prévue pour #ede2011 :-D ). On va peut-être pouvoir observer la manière dont la scripto-diffusion initiale peut se croiser avec le livestream qui est, jusqu'à présent, plutôt moteur d'une forme conversationnelle de LT. Il s'agit avant tout de pouvoir considérer le livetweet depuis sa fonction de diffusion à distance plutôt que de valoriser systématiquement son effet de backchanneling - désormais identifié comme "la" caractéristique des LT (un post de d. boyd décrit plutôt bien, dans une version post-traumatique, ce principe de backchannel, la communication qu'elle présentait est en lien à la toute fin du post).

En attendant, je recopie le texte d'intro du wordpress de gamelab-agency (auto-piratage en somme) :

Gamelab Agency accompagne la production et de la diffusion de projets artistiques & intellectuels autour de l’innovation, des nouvelles technologies et du jeu vidéo. Notre première intervention officielle a lieu durant le colloque « Éloge et travail de la lumière », qui se tient à la Condition Publique à Roubaix, les 15 et 16 décembre 2011. Le programme se trouve ici.

Notre présence y est discrète, volontairement périphérique : nous allons adjoindre à la manifestation le « livetweet » et « l’augmentation » des conférences, c’est-à-dire, tout simplement, la diffusion sur le web de synthèses et / ou d’informations en rapport avec les conférences. Ces données seront ensuite archivées et rendues accessibles sur le site de Gamelab-Agency et / ou utilisées pour « augmenter » les captations vidéos du colloque (un livestream vidéo sera disponible sur selfworld.com).

Ainsi, pour suivre les émissions de notre satellite d’observation et de commentaire du colloque « Eloge de la Lumière » impulsé par Annie Leuridan, vous pouvez vous connecter au Livetweet de Fred Pailler ou le plug-in twitter ci-dessous. Vous pourrez aussi interagir, commenter et participer, avec votre compte twitter, en suivant le hastag #lumiR.

le 25/12/2011 :

Le colloque est terminé. Il fut très enrichissant pour moi d'y assister, notamment parce que j'ai eu l'occasion d'y actualiser la notion foucaldo-deleuzienne de visibilités. Durant les interventions, j'ai eu l'immense plaisir de découvrir une suite de questionnements non-académique sur les enjeux de travail de la lumière, de définition des territoires et de production et de conception des affects. j'ai rédigé un compte-rendu développant ce point, compte-rendu que l'on peut lire sur le blog /politiquesdesaffects.

Concernant la pratique du livetweet à proprement parler, en deux mots, il fut intense et nécessita par moment trois appareils pour assurer sa fluidité (#wififail de la Condition Publique, à croire que je paie un karma très moisi en lien avec le wifi). Surtout, probablement autant à cause des interventions elles-mêmes que du faible usage de twitter par les professions qui étaient présentes sur le colloque, ce livetweet a pris la forme d'une scripto-diffusion "sèche", me transformant en léon Zitrone de la #lumiR plutôt qu'en lanceur de tweetclashes. Non pas que les retours furent froids ou absents, au contraire, mais ils avaient plutôt la teneur d'une appréciation globale de l'activité de diffusion que d'un engagement conversationnel de la part de ceux qui les rédigeaient. J'espère avoir le temps de mettre rapidement à jour la portion de compte-rendu sur le livetweet d'ici quelques jours, même si l'agenda présidant le passage de 2011 à 2012 semble déborder de toutes parts.

hop!

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