sociographie.net

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 31 janvier 2014

parution de l'article : "Twitter et la politique affective des hashtags"

Je profite de ce billet pour annoncer la parution du papier "#mariagepourtous : Twitter et la politique affective des hashtags" que j'ai co-écrit avec Maxime Cervulle. Il prend place dans le dossier 'Émergences' du 4ème numéro de la Revue Française d'Information et de Communication (RFSIC). Cet article constitue la première présentation publique des analyses que nous menons sur les corpus que nous avons constitué durant l'hiver et le printemps 2013, au fur et à mesure des événements, et qui avaient déjà donné lieu à plusieurs billets plus ou moins techniques (et austères :) ) sur ce blog. Entre temps nous avons travailler à fournir un cadre analytique et théorique un peu plus étoffé à nos travaux, et, nous mettons actuellement au travail pour la suite (doucement...). Suivent les deux résumés en français et en anglais de notre article. Bonne lecture :-) !!!

Lire la suite...

mardi 3 septembre 2013

Je vais au congrès, je discute, je tweete #AFS13

Nous voici au premier jour du congrès de l'afs, qui est le rassemblement probablement le plus important, avec l'aislf, de sociologues français et/ou francophones. Tout le monde arrive petit à petit, puis cours derrière son programme, sa chambre d'hotel, ses tickets de bus, etc. Les participants sont gentiment accueillis, ils savent ce qu'ils doivent chercher et demander, les personnes chargées de l'organisation du congrès savent ce qu'elles doivent indiquer et répondre. Les informations techniques et d'organisations sont-elles les seules informations à devoir circuler de façon globale (entendu ici transversalement aux RT et GT et réseaux personnels) dans ce type de congrès ? Qu'en dit-on sur twitter ? Une telle question peut paraître étrange, et a priori, même, on s'en moque. Pourtant elle permet de faire le point sur une suite de pratiques propres, dans une certaine mesure, au monde scientifique et qui me semblent tout à fait intéressantes à observer et réfléchir.

Qu'en dit twitter, donc ? Et, bien sur, pourquoi twitter ? Sur ce site, on échange de très courts messages (140 caractères max.), on y suit, entre autres choses, des listes thématiques générées par l'indexation intentionnelle des messages par leurs auteurs. Les messages se voient attribuer des mots-clés, des hashtags, qui prennent la forme d'un mot précédé d'un dièse (comme #sociologie, par exemple). L'importance des hashtags indexant les messages est aisée à concevoir lorsque l'on remet en contexte le fait d'envoyer un message sur twitter : des millions de messages vont être envoyés dans l'heure qui suit, aussi, il faut bien pouvoir trier et distinguer notre message de tous les autres.

L'idée que l'on puisse commenter et échanger des messages autour d'un congrès n'est pas dénuée d'intérêt. En effet, déjà, certains des participants ont depuis des années déjà une pratique de blogging scientifique, soit qu'ils travaille sur des plateformes institutionnelles comme hypothèses.org ou culturevisuelle.org pour celles que je connais le mieux, soit qu'ils tiennent leur blog de façon indépendante (soit, assez souvent, les deux...),. Souvent, ces personnes possèdent aussi un compte sur la plateforme de micro-blogging et de réseautage twitter.com, et y évoquent entre autres choses très variées certaines des sessions auxquelles ils assistent lorsqu'ils se rendent à un congrès, comme il le font sur leur blog par ailleurs (ici l'ex. de P. Mercklé à grenoble en 2011) : ils en font le commentaire, ils ajoutent des liens concernant l'intervention qu'ils sont en train de suivre, forment ainsi une sorte de bibliographie parallèle, il en restranscrivent les contenus (#scriptodiffusion, ils se font les Léon Zitrone de la session en quelque sorte), comme s'ils partageaient leurs prises de notes, mais en live, on appelle cette pratique un live-tweet, un LT. D'autres, tout simplement, utilisent twitter pour savoir ce qu'il se passe dans une session à laquelle ils n'ont pas pu assister, qu'ils le fassent durant la session même, ou bien juste après, pour rattraper, et comptent donc sur le fait que les premiers auront bien partagé leurs notes ou leurs remarques.

Lire la suite...

lundi 15 juillet 2013

#twittology : collecter des tweets à partir d'une liste de hashtags

Dans le billet précédent, je suis revenu sur les conditions dans lesquelles il est intéressant de faire la sociologie d'un événement, de tenter de suivre ce qu'il se passe dans une situation d'ampleur et de voir ce qu'il est possible d'en comprendre au fur-et-à-mesure. j'ai repris ensuite les interventions du workshop just-in-time-sociology pour en lister, synthétiser les points méthodologiques et épistémologiques principaux que soulèvent les événements contemporains de plus en plus liés, soit dans leur développement soit dans leur couverture médiatique et le plus souvent les deux, aux technologies numériques, web et réseaux sociaux en première ligne. J'ai fini ce précédent billet en introduisant la collecte de tweets contenant les hashtags #manifpourtous et #mariagepourtous que j'ai engagée à la fin de l'hiver avec F. Clavert, collecte qui est en train de donner lieu à une petite étude menée en compagnie de M. Cervulle.

Lire la suite...

mardi 9 avril 2013

préparer un corpus de tweets avec open/google Refine pour le visualiser dans Gephi

Il existe différentes méthodes pour analyser le graphe documentaire/social issu des flux de tweets. Pegasusdata propose une méthode basée sur l'usage du logiciel de statistiques R et de la librairie Igraph dans un tutoriel réalisé par Yannick Rochat, Martin Magdinier, dans son blog dédié à la maitrise de Open/google Refine consacre plusieurs posts au traitement des tweets, dont un qui m'a longtemps servi pour manipuler les tweets sans utiliser d'expressions régulières, et un autre qui explique comment préparer les données pour gephi. Ce que je vais présenter plus loin, n'est pas une synthèse des deux posts, et offre une autre approche toujours sous Open/ggggle Refine, la première des solutions collectées par Martin étant trop lourde parfois, et la seconde ne permettant pas de produire un fichier très élaboré, offrant simplement un graphe trop sommaire à mon goût.

Celle que je présente ici me parait être la plus simple en nombre de manipulations, et la plus efficace si l'on ne connaît rien à R / Rstudio et si l'on travaille pourtant sur un fichier comportant un très grand nombre de lignes (autour de 500.000 tweets par ex.), dans la mesure où elle est économe sur l'usage des fonctions "split into several columns" & co, et n'étouffe pas l'ordinateur sous les opérations de calcul... Elle demande d'utiliser des expressions régulières, ce qui peut déstabiliser un instant ceux qui ignorent leur existence. En fait, comme beaucoup de choses, au début ça fait peur, mais en fait c'est pas grave... Pour ma part, je n'y connais pas grand chose, mais en tâtonnant, comme souvent avec l'informatique ou les maths, j'ai trouvé les deux ou trois regex qui me facilitaient le travail. C'est l'objet de ce post, fournir les expressions qu'il suffira de copier/coller dans Open/google Refine, ceci revenant à faire à peine plus que cliquer sur un bouton qui dirait "extrait tous les hashtags pour moi steuplé" ;-)


Prérequis, récupération du corpus de tweets et ouverture dans OpenRefine

prérequis : avoir installé gephi, mais surtout avoir installé open/gggle refine.

Concernant l'usage d'une base de données de tweets destinée à la production d'un graphe dans Gephi, la forme du fichier à produire est simple, il suffit juste d'anticiper deux ou trois choses : - il faut produire une table des relations avec une colonne 'Source' & une colonne 'Target' (avec des majuscules dès le départ, ça évite d'y revenir ensuite) - il faut conserver un identifiant unique pour chaque tweet,( c'est déjà le cas dans la base de données ou le phirehose de twitter) - il faut conserver la date pour pouvoir établir un graphe dynamique (au cas ou, la conserver ne prend pas énormément de place)

Lire la suite...

samedi 7 juillet 2012

#Xroads2012 + quelques remarques sur l'organisation des LT

Voici que se termine le Crossroads in Cultural Studies 2012, il a eu lieu à Paris cette année, et j'en ai parlé sur culturevisuelle tout simplement parce que j'y intervenais avec deux collègues F. Voros et KP Hofer pour une session sur les affects discutée par S. Paasonen. Le crossroads s'est déroulé sans encombres grâce à une organisation sans failles. Il a accueilli je ne sais plus combien de centaines de sessions, avec son pesant d'interventions de haut vol et de speeches hilarants, de rencontres heureuses et de boulets, d'échanges frénétiques de cartes de visites, et de personnes que l'on a croisées sans jamais comprendre ni d'où elles sortaient ni qui elles étaient. Bref, un congrès scientifique de grande taille,

logoCS201218oct.png

Un seul regret pour moi, qui ne change pas grand chose à l'intérêt de l'événement en lui-même, reste la qualité moyenne du livetweet, alors que c'est un mode de diffusion qui pourrait, il me semble, être largement mieux encadré et surtout préparé en amont... Voici le pdf qui rassemble les tweets du LT (récupéré par le site tweetdoc.org et recomposé dans la mesure du possible par mes soins).

Lire la suite...

- page 1 de 2