Streaming fury

Il est des jours où rentrer très tard du boulot à pied est un peu compliqué surtout si l'on rajoute le fait de tout de même jeter un oeil à ses tweets avant d'aller se coucher : l'autre soir, je vois passer cette infographie fournie par les Ecrans, le site techno-geek de libé.

En une fraction de seconde ce dessin m'avait définitivement réveillé et pour tout dire rendu hystérique dans ma cuisine : il fait une erreur sur un point très simple, et, en plus, il le fait par manque de pratique du terrain sur lequel il prétend donner une leçon. L'information centrale de l'infographie affirme que le streaming n'engage aucune copie de fichier sur l'ordinateur de l'internaute et explique que c'est le principe de fonctionnement de sites web tels que megavideo (le site siamois de megaupload fermé le 19 janvier dernier) ou deezer. Voilà le problème, puisque c'est absolument faux, mais pour bien le comprendre il faut reprendre un peu comment on en arrive à parler de streaming pour deezer, youtube, ou megavideo. Ce qui va nous permettre de tracer quelques unes des lignes de forces qui président à la définition d'une technologie, des pratiques qui lui sont associées, et des représentations de l'utilisateurs qui s'y associent.