sociographie.net

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

dimanche 25 décembre 2011

#lumiR LIVETWEETs in Roubaix, colloque Éloge de la lumière [UPDATE:]

le 14/12/2011 :

Un nouveau LT en perspective, avec une nouvelle configuration technique et pratique : cette fois-ci, je pars seul mais avec, en parallèle des tweets, un live-stream (c'était la configuration originellement prévue pour #ede2011 :-D ). On va peut-être pouvoir observer la manière dont la scripto-diffusion initiale peut se croiser avec le livestream qui est, jusqu'à présent, plutôt moteur d'une forme conversationnelle de LT. Il s'agit avant tout de pouvoir considérer le livetweet depuis sa fonction de diffusion à distance plutôt que de valoriser systématiquement son effet de backchanneling - désormais identifié comme "la" caractéristique des LT (un post de d. boyd décrit plutôt bien, dans une version post-traumatique, ce principe de backchannel, la communication qu'elle présentait est en lien à la toute fin du post).

En attendant, je recopie le texte d'intro du wordpress de gamelab-agency (auto-piratage en somme) :

Gamelab Agency accompagne la production et de la diffusion de projets artistiques & intellectuels autour de l’innovation, des nouvelles technologies et du jeu vidéo. Notre première intervention officielle a lieu durant le colloque « Éloge et travail de la lumière », qui se tient à la Condition Publique à Roubaix, les 15 et 16 décembre 2011. Le programme se trouve ici.

Notre présence y est discrète, volontairement périphérique : nous allons adjoindre à la manifestation le « livetweet » et « l’augmentation » des conférences, c’est-à-dire, tout simplement, la diffusion sur le web de synthèses et / ou d’informations en rapport avec les conférences. Ces données seront ensuite archivées et rendues accessibles sur le site de Gamelab-Agency et / ou utilisées pour « augmenter » les captations vidéos du colloque (un livestream vidéo sera disponible sur selfworld.com).

Ainsi, pour suivre les émissions de notre satellite d’observation et de commentaire du colloque « Eloge de la Lumière » impulsé par Annie Leuridan, vous pouvez vous connecter au Livetweet de Fred Pailler ou le plug-in twitter ci-dessous. Vous pourrez aussi interagir, commenter et participer, avec votre compte twitter, en suivant le hastag #lumiR.

le 25/12/2011 :

Le colloque est terminé. Il fut très enrichissant pour moi d'y assister, notamment parce que j'ai eu l'occasion d'y actualiser la notion foucaldo-deleuzienne de visibilités. Durant les interventions, j'ai eu l'immense plaisir de découvrir une suite de questionnements non-académique sur les enjeux de travail de la lumière, de définition des territoires et de production et de conception des affects. j'ai rédigé un compte-rendu développant ce point, compte-rendu que l'on peut lire sur le blog /politiquesdesaffects.

Concernant la pratique du livetweet à proprement parler, en deux mots, il fut intense et nécessita par moment trois appareils pour assurer sa fluidité (#wififail de la Condition Publique, à croire que je paie un karma très moisi en lien avec le wifi). Surtout, probablement autant à cause des interventions elles-mêmes que du faible usage de twitter par les professions qui étaient présentes sur le colloque, ce livetweet a pris la forme d'une scripto-diffusion "sèche", me transformant en léon Zitrone de la #lumiR plutôt qu'en lanceur de tweetclashes. Non pas que les retours furent froids ou absents, au contraire, mais ils avaient plutôt la teneur d'une appréciation globale de l'activité de diffusion que d'un engagement conversationnel de la part de ceux qui les rédigeaient. J'espère avoir le temps de mettre rapidement à jour la portion de compte-rendu sur le livetweet d'ici quelques jours, même si l'agenda présidant le passage de 2011 à 2012 semble déborder de toutes parts.

hop!

samedi 13 août 2011

À quoi participe-t-on ?

ce court article a été co-écrit avec l'artiste Pali meursault et publié dans un premier temps par la revue québécoise ESSE art + opinions #63

Quel est le rapport de l'œuvre d'art avec la communication ? Aucun.

Gilles Deleuze1

Se poser la question de la participation du spectateur à une proposition artistique revient à supposer d'abord une relation, dans laquelle il serait engagé. Il s'agit d'essayer de comprendre quels systèmes de relations sont en jeu face à l'art, afin de pouvoir évaluer en quoi la notion de participation a pu en transformer la nature.

Robert Morris fut l'un des premiers à introduire cette notion de participation. Son installation « Participation ; objects2 » avait la forme d'un parcours du combattant que le public était invité à emprunter à travers la Tate Gallery. L'oeuvre était pour ainsi dire inachevée dans l'installation de Morris, jusqu'au moment où les participants la réalisaient en la parcourant. La participation, ici la mise en mouvement du corps dans un lieu dont il n'avait pas l'habitude, engageait une autre appréciation du dispositif, qu'un regard passif aurait cantonné à la sculpture. En vivant le parcours, l'oeuvre devenait autre chose, questionnant justement la relation de passivité empreinte de respect, instituée dans l'espace muséal entre le spectateur et l'oeuvre.

Avec l'essor de la participation au sein de propositions comme celle de Morris, la place habituellement dévolue au spectateur dans la relation à l'oeuvre a changée. Si le spectateur n'y est peut-être pas tout à fait devenu acteur, il est certainement devenu agissant. Depuis les années soixante-dix, le spectateur a été invité à agir de plus en plus souvent. À travers des approches de la performance, de l'installation, de la création d'environnements immersifs, d'un art dit « participatif » et d'oeuvres « interactives », cette question de la relation du spectateur à l'oeuvre a été profondément travaillée.

Lire la suite...