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vendredi 21 décembre 2012

Fucksonomy : l'identité sexuelle next-door. (par @cultord)

Voici, en #cadeaubonux, la copie du texte rédigé par P. Grosdemouge sur son blog (entre temps hacké) à l'occasion de la diffusion d'une émission "Place de la Toile" sur france culture où j'étais intervenu aux côté de M. Cervulle pour parler des transformations esthétiques du porno à l'heure du web et du numérique. Je copie le post de PG. tel quel, c'est avant tout par souci d'archivage que je le poste ici, le temps qu'il relance son propre blog.

Le 19 Mars 2010 était diffusé sur France Culture l'émission "Place de la Toile", ayant pour thème : "Porno sur internet : esthétique de l'amateurisme".

Il a bien été question d'une influence esthétique des pratiques amateur sur la pornographie. Mais les intervenants ont également défendu l'idée selon laquelle l'influence de l'amateurisme peut se caractériser d'avantage encore par l'efficacité de ses procédures. J'aimerais insister sur ce point puisqu'il croise mes propres questionnements : la pornographie en ligne fournit une occasion de voir ces procédures amateur à l'œuvre, au travers notamment de leur impact sur l'organisation même des documents à caractère sexuels, et plus largement sur la construction et la répartition des identités sexuelles.

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samedi 13 août 2011

À quoi participe-t-on ?

ce court article a été co-écrit avec l'artiste Pali meursault et publié dans un premier temps par la revue québécoise ESSE art + opinions #63

Quel est le rapport de l'œuvre d'art avec la communication ? Aucun.

Gilles Deleuze1

Se poser la question de la participation du spectateur à une proposition artistique revient à supposer d'abord une relation, dans laquelle il serait engagé. Il s'agit d'essayer de comprendre quels systèmes de relations sont en jeu face à l'art, afin de pouvoir évaluer en quoi la notion de participation a pu en transformer la nature.

Robert Morris fut l'un des premiers à introduire cette notion de participation. Son installation « Participation ; objects2 » avait la forme d'un parcours du combattant que le public était invité à emprunter à travers la Tate Gallery. L'oeuvre était pour ainsi dire inachevée dans l'installation de Morris, jusqu'au moment où les participants la réalisaient en la parcourant. La participation, ici la mise en mouvement du corps dans un lieu dont il n'avait pas l'habitude, engageait une autre appréciation du dispositif, qu'un regard passif aurait cantonné à la sculpture. En vivant le parcours, l'oeuvre devenait autre chose, questionnant justement la relation de passivité empreinte de respect, instituée dans l'espace muséal entre le spectateur et l'oeuvre.

Avec l'essor de la participation au sein de propositions comme celle de Morris, la place habituellement dévolue au spectateur dans la relation à l'oeuvre a changée. Si le spectateur n'y est peut-être pas tout à fait devenu acteur, il est certainement devenu agissant. Depuis les années soixante-dix, le spectateur a été invité à agir de plus en plus souvent. À travers des approches de la performance, de l'installation, de la création d'environnements immersifs, d'un art dit « participatif » et d'oeuvres « interactives », cette question de la relation du spectateur à l'oeuvre a été profondément travaillée.

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