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samedi 15 février 2014

Grantanfi : "la Recherche... de l'âme sœur"

Avec Mélanie Gourarier et Marc Parmentier, nous avons été invités par Martin Quenehen à partager avec lui l'antenne de Grantanfi. Il nous a réunis pour évoquer ce que la recherche universitaire pouvait bien faire lorsqu'elle s'intéressait à la séduction ainsi qu'aux rencontres amoureuses et sexuelles, pour le coup, à leur intégration dans les usages du web.

Lors des 5 épisodes qui ont été diffusés durant la semaine du 10 au 14 février 2014 inclus, nous avons tour à tour évoqué nos terrains respectifs (la communauté de la séduction pour M. Gourarier, le web de la rencontre conjugaliste hétérocentrée pour M. Parmentier, auquel j'ajoute le web à caractère sexuel sans distinctions identitaires - puisqu'ils sont inextricables selon moi). Nous avons parlé méthodologie, tout autant des points de départs de nos enquêtes, des surprises et des découvertes au fur et à mesure de l'exploration de ces terrains, des erreurs et aussi des manières dont nous avons été affectés par ces recherches. Nous avons expliqué l'importance de la littérature féministe pour effectuer ce type de recherche (sociologie, anthropologie et info-com étant insuffisantes le plus souvent pour formuler certaines questions relatives aux positionnement anti-féministes des acteurs, ou encore aux articulations entre cultures techniques et cultures sexuelles). Nous avons enfin évoqué la question du harcèlement sexuel en milieu universitaire, avant de conclure sur les extensions possibles de nos travaux.

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vendredi 31 janvier 2014

parution de l'article : "Twitter et la politique affective des hashtags"

Je profite de ce billet pour annoncer la parution du papier "#mariagepourtous : Twitter et la politique affective des hashtags" que j'ai co-écrit avec Maxime Cervulle. Il prend place dans le dossier 'Émergences' du 4ème numéro de la Revue Française d'Information et de Communication (RFSIC). Cet article constitue la première présentation publique des analyses que nous menons sur les corpus que nous avons constitué durant l'hiver et le printemps 2013, au fur et à mesure des événements, et qui avaient déjà donné lieu à plusieurs billets plus ou moins techniques (et austères :) ) sur ce blog. Entre temps nous avons travailler à fournir un cadre analytique et théorique un peu plus étoffé à nos travaux, et, nous mettons actuellement au travail pour la suite (doucement...). Suivent les deux résumés en français et en anglais de notre article. Bonne lecture :-) !!!

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mardi 3 septembre 2013

Je vais au congrès, je discute, je tweete #AFS13

Nous voici au premier jour du congrès de l'afs, qui est le rassemblement probablement le plus important, avec l'aislf, de sociologues français et/ou francophones. Tout le monde arrive petit à petit, puis cours derrière son programme, sa chambre d'hotel, ses tickets de bus, etc. Les participants sont gentiment accueillis, ils savent ce qu'ils doivent chercher et demander, les personnes chargées de l'organisation du congrès savent ce qu'elles doivent indiquer et répondre. Les informations techniques et d'organisations sont-elles les seules informations à devoir circuler de façon globale (entendu ici transversalement aux RT et GT et réseaux personnels) dans ce type de congrès ? Qu'en dit-on sur twitter ? Une telle question peut paraître étrange, et a priori, même, on s'en moque. Pourtant elle permet de faire le point sur une suite de pratiques propres, dans une certaine mesure, au monde scientifique et qui me semblent tout à fait intéressantes à observer et réfléchir.

Qu'en dit twitter, donc ? Et, bien sur, pourquoi twitter ? Sur ce site, on échange de très courts messages (140 caractères max.), on y suit, entre autres choses, des listes thématiques générées par l'indexation intentionnelle des messages par leurs auteurs. Les messages se voient attribuer des mots-clés, des hashtags, qui prennent la forme d'un mot précédé d'un dièse (comme #sociologie, par exemple). L'importance des hashtags indexant les messages est aisée à concevoir lorsque l'on remet en contexte le fait d'envoyer un message sur twitter : des millions de messages vont être envoyés dans l'heure qui suit, aussi, il faut bien pouvoir trier et distinguer notre message de tous les autres.

L'idée que l'on puisse commenter et échanger des messages autour d'un congrès n'est pas dénuée d'intérêt. En effet, déjà, certains des participants ont depuis des années déjà une pratique de blogging scientifique, soit qu'ils travaille sur des plateformes institutionnelles comme hypothèses.org ou culturevisuelle.org pour celles que je connais le mieux, soit qu'ils tiennent leur blog de façon indépendante (soit, assez souvent, les deux...),. Souvent, ces personnes possèdent aussi un compte sur la plateforme de micro-blogging et de réseautage twitter.com, et y évoquent entre autres choses très variées certaines des sessions auxquelles ils assistent lorsqu'ils se rendent à un congrès, comme il le font sur leur blog par ailleurs (ici l'ex. de P. Mercklé à grenoble en 2011) : ils en font le commentaire, ils ajoutent des liens concernant l'intervention qu'ils sont en train de suivre, forment ainsi une sorte de bibliographie parallèle, il en restranscrivent les contenus (#scriptodiffusion, ils se font les Léon Zitrone de la session en quelque sorte), comme s'ils partageaient leurs prises de notes, mais en live, on appelle cette pratique un live-tweet, un LT. D'autres, tout simplement, utilisent twitter pour savoir ce qu'il se passe dans une session à laquelle ils n'ont pas pu assister, qu'ils le fassent durant la session même, ou bien juste après, pour rattraper, et comptent donc sur le fait que les premiers auront bien partagé leurs notes ou leurs remarques.

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lundi 15 juillet 2013

#twittology : collecter des tweets à partir d'une liste de hashtags

Dans le billet précédent, je suis revenu sur les conditions dans lesquelles il est intéressant de faire la sociologie d'un événement, de tenter de suivre ce qu'il se passe dans une situation d'ampleur et de voir ce qu'il est possible d'en comprendre au fur-et-à-mesure. j'ai repris ensuite les interventions du workshop just-in-time-sociology pour en lister, synthétiser les points méthodologiques et épistémologiques principaux que soulèvent les événements contemporains de plus en plus liés, soit dans leur développement soit dans leur couverture médiatique et le plus souvent les deux, aux technologies numériques, web et réseaux sociaux en première ligne. J'ai fini ce précédent billet en introduisant la collecte de tweets contenant les hashtags #manifpourtous et #mariagepourtous que j'ai engagée à la fin de l'hiver avec F. Clavert, collecte qui est en train de donner lieu à une petite étude menée en compagnie de M. Cervulle.

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lundi 8 juillet 2013

#twittology : sociologie "just-in-time" et collecte de tweets

Cela fait environ un mois que Frédéric Clavert a publié un post sur son expérience printanière de collecte de tweets, et, ayant participé à cette collecte, je voulais ajouter quelques pierres au caïrn. je vais principalement reprendre les points qu'il a listés, mais en les augmentant un peu, et en les abordant du point de vue d'une enquête en train de se faire (lancée il y a tout juste quelques mois), plutôt que de celui d'un regard déjà plus large issu de sa préoccupation pour la construction des humanités numériques. Parler de cette collecte de tweets ici revient à aborder une situation à peu près inverse à celle des gros projets de recherche associant des équipes solides, aux compétences équilibrées et multiples, et qui peuvent concevoir très en amont la façon qu'elles auront de produire des données à analyser. Au contraire, je voudrais raconter comment, de manière un peu fragile, il arrive que pour pouvoir travailler sur ou autour d'un événement, faire une "sociologie du présent" (voir par exemple l'article de B. Paillard sur la sociologie de l'événement et la sociologie d'enquête chez Morin), on puisse se retrouver à improviser grâce-et-à-cause des données numériques. J'aimerais arriver à présenter ici comment il arrive qu'une étude se construise, en croisant les enjeux techniques, méthodologiques et théoriques qui s'y tressent, tout en listant, à l'occasion, quelques uns des problèmes spécifiques à la nature numérique d'une partie des données.

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